Patrimoine

La Vallée de Munster, la vosgienne & le Munster – Toute une « Histoire »

– La Vallée –

Les sommets des montagnes de la Vallée de Munster sont couverts de verts pâturages et toujours entretenus par les marcaires – melker – soit littéralement celui qui « trait ». Il s’agit d’une économie agricole ancestrale, centrée sur l’exploitation extensive des pâturages des montages. Au fil des années, les exploitations agricoles vont donner naissance à des villages. Une histoire riche en traditions et en cultures.

En été, les marcaires montent avec leurs bêtes sur les sommets pour l’estive sur les pâturages sommitaux. C’est ce qu’on appelle la transhumance montante. Elle a le plus souvent lieu à la St Urbain (en mai). La transhumance descendante débute à la St Michèle.

La Vallée de Munster est certes connue pour l’élevage des bêtes notamment pour la viande, mais c’est bien la production de fromage qui est au coeur de la pratique pastoral de l’estive.

Le saviez-vous ? Le marcaire est vêtu d’un costume adapté à l’entretien du troupeau et à la fabrication du fromage. La calotte est composée d’un épais cuir cousu qui le protège des chocs mais aussi des coups de queue durant la traite.

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– La race de vache mère du fromage de Munster : la vosgienne –

Elle produit de 13 à 15 litres de lait par traite, soit environ 25 à 30 litres par jour, ce qui représente 5 000 litres de lait à l’année. C’est une race très robuste, parfaitement adaptée aux montagnes et sur tous les terrains.

La vosgienne est reconnaissable par sa robe mouchetée de noir et de blanc, quoique les rousses sont de plus en plus nombreuses. Elle possède deux écharpes blanches sur le dos et sous le ventre. Ces cornes, quant à elles, prennent la forme d’une lyre. C’est une race d’une rusticité remarquable.

Elle est vive et excellente marcheuse, courte sur pattes (135 centimètres au garrot) et elle possède une ossature très fine. Peu sensible aux changements de température, elle s’accommode aisément des reliefs difficiles et des fourrages grossiers. Elle possède toutes les caractéristiques attendues d’une montagnarde.

Elle a pourtant failli disparaître puisque réquisitionné au cours des deux guerres mondiales et fut progressivement remplacé par la Montbéliard. En 1977, un plan de relance lui redonne ses lettres de noblesse et elle a aujourd’hui à nouveau toute sa place. Elle fut d’ailleurs mise en vedette cette année au salon de l’agriculture grâce à Candy en tête d’affiche.

Envie d’en savoir plus ? Zoom sur la fabrication du munster !

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